ALD affections de longue durée

Publié le par RR

dans le coeur de cible

Article mis à jour avec un extrait du discours du Président de la République

ALD

affections de longue durée

Les aspects économiques des affections de longue durée


Les dépenses de soins des 12 % d'assurés en ALD représentent 60 % des remboursements de l'assurance maladie.

http://www.hcsp.ensp.fr/hcspi/docspdf/adsp/adsp-59/ad593037.pdf

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La prise en charge des maladies chroniques à l’étranger

Le disease management, ou organisation coordonnée des soins, est appliqué aux maladies chroniques dans de nombreux pays (États-Unis, Allemagne, Royaume‑Uni). Cette méthode est-elle adaptable au système de santé français ?

http://www.hcsp.ensp.fr/hcspi/docspdf/adsp/adsp-59/ad594550.pdf

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http://www.hcsp.ensp.fr/hcspi/explore.cgi/adsp?ae=adsp&clef=100&menu=111282

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Position du Président de la République

http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/actualites/2007/septembre/40e_anniversaire_de_l_association_des_journalistes_de_l_information_sociale.79436.html

extrait.

..."Quand j'emploie le mot " responsabilité ", que personne ne doute de ma détermination.

Je vais vous en donner deux illustrations. En matière de démographie médicale, il faut au minimum s'inspirer des négociations entre l'assurance-maladie et les infirmières, ces dernières ayant accepté de ne pas s'installer dans les zones où les professionnels sont trop nombreux. Là, il va falloir faire la même chose. Concernant les affections de longue durée, je souhaite que nous concentrions nos efforts sur la prise en charge de ce qui est essentiel, à partir des travaux de la Haute autorité de santé. La Haute autorité a travaillé, a rendu des conclusions intéressantes. Ayons un minimum de courage pour faire de ses conclusions, des actions.

Et cela ne suffira pas encore. L'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C'est pourquoi je vais ouvrir un grand débat sur le financement de la santé. Qu'est-ce qui doit être financé par la solidarité nationale ? Qu'est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? Ce débat a déjà eu lieu chez tous nos voisins européens. Je demande au gouvernement de l'organiser. Je souhaite en tirer les conclusions au premier semestre de l'année prochaine.

Bien sûr, la solidarité doit rester le fondement de l'assurance maladie. Naturellement, le développement de la prise en charge par les régimes complémentaires ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles. Il n'est pas question d'aller vers un système de soins à deux vitesses. Je veux donc offrir une aide à l'acquisition de la couverture complémentaire beaucoup plus généreuse, beaucoup plus étendue qu'elle ne l'est aujourd'hui.

Aux confins de la maladie et de la vieillesse, notre système de protection sociale doit relever un nouveau défi majeur : celui de la dépendance. C'est un défi financier, c'est un défi organisationnel, c'est un défi médical. C'est surtout un défi humain : celui d'une société qui a le choix entre la détresse, la solitude, l'abandon et pour certains sans doute le désir d'en finir, ou bien la solidarité, l'accompagnement, la dignité, la garantie pour chacun d'être entouré de soin et d'affection jusqu'à son dernier jour. L'honneur d'une société, c'est de protéger les plus fragiles. Et ce n'est pas parce qu'on est dépendant qu'on est moins humain. Je dirais même, au contraire, que c'est dans la fragilité extrême du destin de l'homme, que celui-ci doit rencontrer la dignité la plus respectueuse de ce qu'il est, jusqu'à son dernier souffle.

Aujourd'hui, le traitement du risque de dépendance n'est clair ni dans ses principes, ni dans son organisation, ni dans son financement. C'est simple, il y a de la complexité et de l'opacité partout. J'ai donc demandé au gouvernement de mettre en œuvre une réponse adaptée et structurée à ce " cinquième risque " social. De quoi s'agit-il ?

Concrètement, il s'agit de définir un nouveau droit à la protection sociale, commun à l'ensemble des personnes en situation de perte d'autonomie, personnes handicapées et personnes âgées dépendantes. Ce droit devra être mieux adapté à la diversité des situations individuelles et prendre en compte de manière juste les capacités contributives des personnes ainsi, je prends mes responsabilités, que leur patrimoine.
Une famille, ce n'est pas simplement un lieu pour obtenir des droits, c'est également un lieu où on exerce des devoirs. Et si la famille ne veut pas les exercer, la société devra pouvoir se rembourser sur un patrimoine qui n'a pas vocation à être éloigné du financement du problème de dépendance de tel ou tel de nos compatriotes, qui s'y trouvent confrontés.

Il s'agit ensuite de développer l'assurance individuelle contre le risque de dépendance. Les investisseurs privés doivent investir davantage dans ce secteur, non pas en substitution de la solidarité nationale mais en complément. La dépendance des personnes âgées est le plus souvent un risque assurable qui peut être couvert en partie par des produits financiers innovants. Ces produits d'épargne longue pourront être fiscalement avantagés. Je souhaite qu'ils puissent comporter une sortie en rente en cas de réalisation du risque, mais aussi en nature, sous la forme d'un panier de prestations de services. Ce chantier doit aboutir au premier semestre 2008. Nous n'avons plus le temps d'attendre."...

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Publié dans Santé

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kiros 18/05/2008 20:57

Ne pas poser la question du  financement de notre protection sociale serait irresponsable... mais la poser en termes d'économies à réaliser est une grossièreté et une insulte pour les malades !!!