Le chikungunya

Publié le par RR

Qu'est ce que le chikungunya ?
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Un article de Jean-Hugues MAUSOLE
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"Le chikungunya est un virus transmis à l'homme par un moustique. A ce jour, on ne sait ni le prévenir par un vaccin ni le guérir par un médicament. La raison en est simple, c'est que le virus n'a, jusqu'à 2005, touché que les pays pauvres d'Afrique sub-saharienne, du sud de l'inde et de l'Asie du sud-est. Aucun laboratoire de recherche ne s'est donc intéressé à cette maladie pour essayer d'y apporter un remède ou une solution.
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La maladie du chikungunya n'est pas bénigne ; ce n'est pas "une grippe avec une forte fièvre" comme l'avait malencontreusement déclaré un ministre en décembre dernier.
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Le 24 septembre 2001, 13 jours après l’attaque contre les Twin Towers, l'OMS avait émis une alerte concernant les Agents biologiques susceptibles d’être utilisés à des fins terroristes. Parmi les virus, figurait en dix septième position celui du Chikungunya.
Plus loin dans le temps au début des années 80, l'armée américaine s'était intéressée à ce virus pour en fabriquer une arme bactériologique. Le New-York Times dans son article du 24 septembre 1986 faisait état de la "disparition et de la destruction accidentelle" de virus contaminé dans les laboratoires du pentagone en 1981.
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Pourquoi cet intérêt des militaires pour ce virus ? Parce que les dégâts que le chikungunya pouvait causer aux troupes ennemies sont importants : fièvre, céphalées (maux de tête), nausée, vomissement, diarrhée, éruptions cutanées, petites hémorragies, et surtout myalgie (douleur musculaire) et arthralgie (douleur articulaire) qui sont caractéristiques du chikungunya.
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C'est d'ailleurs de la que vient le nom du virus, chikungunya, qui signifie en swahili "marcher courbé". On imagine alors aisément l'état opérationnel du soldat ennemi qui souffrirait de tout ou partie de ces maux.
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Ce rêve que les stratèges du pentagone avaient imaginé à l'époque de la guerre froide, est aujourd'hui devenu le cauchemar des dizaines de milliers de réunionnais..."
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la suite de cet article sur le site CHIKUNGUNYA.NET

 

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Publié dans Santé

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madeleine 02/03/2006 13:35

Bonjour
Qui etes vous
Dans le numéro de pour la science de ce mois  de Mars2006  page 15 l'auteur de l'article signé  ne parle pas du tout de cette facon concernant le virus chikungunya .
Debut au Caire 1779  attribueé à la dengue puis ensuite au chikungunya
Alors que pensez ?

RR 02/03/2006 14:13

Bonjour à vous
vous trouverez Mausy l'auteur de cet article sur son blog Jean-Hugues MAUSOLEFondateur de l'Initiative Citoyenne d'Intérêt Public www.chikungunya.net.
Son blog est par ailleurs accessible par: http://www.orsrun.net/chik.html choix :questions  réponses sur la maladie.
Bonne lecture et merci pour votre visite.
A bientôt
un complémént d'info que vous trouverez sur le site du Nouvel Obs
http://www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_463.html
extrait d'un tchat avec le Dr Flahault (épidémiologiste à l’Inserm, co-responsable de Sentinelles (réseau de surveillance nationale de la grippe))




question de : Internaute


>   Bonjour Dr Flahault, Le 4/10/2001, vous faisiez écho à une alerte émise par la directrice générale de l’OMS, le 24/09/2001 (13 jours après les Twin Towers). À cette alerte était jointe une liste d’agents pathogènes susceptibles d’être utilisés à des fins terroristes. 24 virus étaient répertoriés dont celui du Chikungunya. Vous appeliez le réseau Sentinelle à faire preuve de vigilance pour "Répondre à l’inquiétude, sans céder à la psychose". Depuis le 22 février 2005, La Réunion (780.000 hab) est confrontée à une épidémie de Chikungunya que personne n’a vu venir. Aujourd’hui, selon le Dr Tcheng, président du Conseil Départemental de l’Ordre des médecins, 40.000 cas ont été dénombrés. Selon le médecin conseil de la Sécurité sociale Réunion, le Dr Lagacherie, 32% des arrêts-maladie sont dus au Chikungunya. Cette maladie est redoutable : impossible de se mouvoir, articulations poignets, phalanges, chevilles et genoux enflés avec présence palpable de nodules extrêmement douloureux, accès de fièvre récurrents s’étalant sur plus de 7 mois déjà. Maux de tête, perte de mémoire, confusion langagière, disparition du goût et de la sensation de soif. Quatre cas de transmission materno-fœtale déjà constatés (cf. Pr Aubry), 20 cas d’encéphalite ayant nécessité une hospitalisation dont, pour l’un des cas, 25 jours de coma. Aucun vaccin, aucun médicament hormis le paracétamol. Du fait des arrêts-maladie à répétition, l’économie de La Réunion commence à subir un choc dont elle n’avait pas besoin (120.000 personnes en recherche d’emploi). L’industrie touristique (la 2e après la canne à sucre) commence à souffrir également de la répulsion engendrée par cette maladie auprès de la clientèle extérieure. Comment, alors que tout le monde était prévenu a-t-on pu en arriver là? Pourquoi n’y a-t-il pas eu, concernant cette pathologie, le même travail de recherche et de prévention que pour le SRAS ou la grippe aviaire par exemple? Comment peut-on se croire capable d’enrayer une épidémie potentielle (grippe aviaire si mutation du virus H5N1) quand, dans un isolat tel que l’île de La Réunion, on n’a pas été capable de prévenir ni d’établir aucun protocole d’intervention à propos d’un virus connu depuis 1953 et dont l’utilisation bio-terroriste éventuelle était annoncée depuis septembre 2001? Merci de votre réponse.Jean Saint-Marc BP 104 97434 St-Gilles les Bains (La Réunion)


>   Vous pointez du doigt le fait que les systèmes de surveillance épidémiologique sont largement défaillants. Je suis d’accord avec vous. Pas seulement à la Réunion, pas seulement en France, mais partout dans le monde. Est-ce notre faute à nous, épidémiologistes, si des investissements massifs se dirigent vers l’observation de la terre et de l’univers (un vol de navette spatiale coûte 650 millions de dollars ; on a lancé récemment 12 satellites consécutifs de la génération Hubble pour observer les étoiles du domaine de l’invisible...). Un jour, les citoyens-contribuables diront "maintenant observons un peu le vivant : les animaux, les plantes, les hommes, les micro-organismes ; envoyez votre prochain "satellite" bourré "d’épidémionautes" vers les territoires où émergent des épidémies nouvelles ou résurgentes". Il faut des moyens considérables que nous n’avons pas pour observer tout cela. C’est une question de choix essentiellement. Ce n’est pas la Terre ou le Vivant, mais un peu plus de vivant que je demande avec vous !