Rapport Mission d'information sur la grippe aviaire

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Assemblée Nationale

 Mission d'information sur la grippe aviaire : mesures préventives
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La Mission d'information a nommé M. Jean-Pierre Door rapporteur le 19 octobre 2005
Rapport d'information fait au nom de la mission d'information sur la grippe aviaire : mesures préventives n° 2833 déposé le 26 janvier 2006 par M. Jean-Pierre Door rapporteur.


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  Rapport   ( PDF &       Auditions  ( PDF

Note sur le Drakkar Bleu Noir :

une mine d'informations que ce soit dans le rapport ou les auditions vaccins, masques, antiviraux etc...!

 Masques:

Audition P 65 : Il existe en effet deux grandes catégories de masques : les masques filtrants et les masques anti-projections.

Les premiers filtrent dans les deux sens et permettent d’éviter tout contact avec les malades. Il y a trois niveaux de filtration : FFP 1, FFP 2 et FFP 3. Les experts recommandent, dans le domaine de la santé, les FFP 2, a fortiori les FFP 3 et, à défaut, les FFP 1. L’usage de ces masques est limité dans le temps : les règles européennes d’homologation, appliquées en France, prévoient qu’au bout de huit heures, un masque doit être jeté.

M. le Président : Pour quelle raison ?

Audition P 65 : Comme il n’y a pas de soupape sur les masques utilisés dans le domaine de la santé, il y a saturation du filtrage et la respiration devient très désagréable. Ces masques deviennent, en plus, humides et dangereux. On conseille aux médecins de les jeter plus souvent et de les manipuler avec précaution : il ne faut ni les toucher ni les retirer puis les remettre pendant qu’ils sont posés sur la bouche ; sinon, il faut les jeter et en changer. A défaut,on risque de disperser les microbes.

Audition P 82 : Leur efficacité est différente. C’est aux experts de préciser la protection qu’il faut exiger. S’agissant des masques de protection respiratoire, la norme exigée est un taux de protection respiratoire de 92 % pour le FFP 2, 98 % pour le FFP 3. S’agissant des masques chirurgicaux ou médicaux, l’exigence porte sur l’efficacité de filtration bactérienne. La première indication des masques médicaux est de protéger un environnement et un patient, tandis que celle des masques de protection respiratoire est de protéger le porteur. Dans un milieu hospitalier, on doit imaginer qu’il faut à la fois protéger le soignant et le patient.

Audition P 84 : Par définition, le malade est déjà malade. Inutile de lui mettre un masque de protection FFP2. En revanche, imaginer qu’on puisse protéger des gens avec un masque chirurgical plutôt qu’avec un FFP2 me semble constituer un raccourci hasardeux.

 

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